









|
AVRIL
- MAI
Salut
à vous camarades anti-Messier, anti-mondialisation.
Il y a quelques
jours, deux groupes français ont enfin été reconnus
pour leur talent : Aston Villa, meilleure révélation
de l’année, et Noir Désir, meilleur album de l’année
avec " Des visages des figures ", il était
temps…
Les remises de prix, c’est vrai, c’est pas très très important,
d’ailleurs, on fait pas les choses pour attendre un prix en retour, mais
quand même, vu qu’aujourd’hui il faut recevoir un prix pour se faire
entendre, je pense que cela veut peut-être dire quelque chose. Alors
camarades, réveillez vous, l’heure d’été a sonné,
sortez les barbecues, la bouteille de pastis et vos guitares. C’est l’heure ! ! !
Il ne faut pas tout mélanger, et on ne peut pas mettre tous les
artistes dans le même sac simplement parce qu’ils font de la musique.
Il y a la musique pompe à fric et la musique qui prend du temps
à faire. Les groupes sont humains comme vous et moi, ce sont de
vrais personnes avec leurs doutes, leurs envies, leurs convictions, leurs
inspirations. On ne peut pas les presser comme des citrons, et les jeter
ensuite.
Le fric va nous tuer, nous petits amateurs de groupes de rock, plus de
fric, toujours plus de business, toujours plus plus plus. Un nouvel album
de Céline Dion, nannnnnnnnnn, pas ça, alors Lorie, arghhhh
au secours, une étincelle rien qu’une étincelle, bon ben
je vais chercher la corde.
Ca devient vraiment dur, on nous fait croire vraiment n’importe quoi,
et notre société est vraiment en train de sombrer dans la
médiocrité, en attendant le Loft 2, le Star Academy 2, je
commence à avoir un peu peur. Quand je pense qu’aucune télévision
française hertzienne n’est foutue de nous passer un programme avec
un petit peu de rock, et que l’ami Messier récupère Noir
Désir, ça me donne envie de l’attacher à un arbre
sur une aire de station d’autoroute, et de lui jeter des cailloux.
Enfin, Old trafford est bien là pour essayer de contrebalancer
le pouvoir. Nous sommes partis à la rencontre de Dionysos, histoire
de voir comment ils voyaient le truc de leur coté. Ils nous ont
raconté pleins de choses intéressantes que je vous laisse
découvrir, camarades.
A la prochaine, et let there be rock…
Bruno
|
|
|
|